EDITO

 

Au fil des années, des décennies, le divertissement s’est substitué à l’information, la rumeur à la vérité, et en ce qui nous concerne, le kongossa au factuel. Or, le véritable but de l’information dans son sens originel, est d’apporter des éléments à tout individu en quête de compréhension du monde, pour qu’il puisse analyser, évaluer, et juger de manière constructive l’univers dans lequel il vit. Pour ramener la réflexion au local, c’est-à-dire en ce qui nous concerne, notre pays le Gabon, nous faisons face depuis quelques années à un marasme informatif, où le sensationnalisme des rumeurs les plus ubuesques, associé à un mercenariat journalistique devenu sport national, n’a eu pour effet que de produire et renforcer une confusion dangereuse pour l’avenir de notre patrie. A l’heure et dans un monde globalisé, et parfois sans que cela soit pour le meilleur, les enjeux locaux, nationaux, et internationaux se chevauchent souvent de manière inévitable. Dans un tel contexte de plus en plus complexe, celui des technologies modernes de communications associées à l’avènement du numérique et de l’internet, il est essentiel de se consacrer au factuel, au véridique, à l’authentique. Une construction solide dans quelque domaine que ce soit, ne s’entame pas sur des rumeurs, n’évolue pas sur des ragots, mais assure sa pérennité sur le factuel et sur le vrai.

La Redaction