« En matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, le Gabon a fait beaucoup de chemin comme le montre sa forte progression dans les classements internationaux » (Rose Christiane Ossouka Raponda)

Rose Christiane Ossouka Raponda a réuni un conseil de cabinet consacré à la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption mardi 1er décembre 2020 © DR


C’est ce qu’a déclaré le premier ministre gabonais à l’issue d’une réunion de cabinet qu’elle a dirigée hier sur le sujet. Depuis une année, le Gabon s’est résolue d’attaquer les problèmes à la racine. 

« J’ai dirigé ce mardi 1er décembre un conseil de cabinet consacré à la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption, auquel a notamment participé le ministre de tutelle et des membres du Gouvernement », a indiqué Rose Christiane Ossouka Raponda sur sa page Facebook sur laquelle elle communique quotidiennement, donnant ainsi l’exemple à son gouvernement qui a encore une marge de progression en la matière.

« Le Gabon a, en ce domaine », poursuit le premier ministre, « fait beaucoup de chemin comme le montre sa forte progression dans les classements internationaux, tels que celui de la Fondation Mo Ibrahim ».

Dans son dernier classement sur la bonne gouvernance en Afrique, le Gabon a fait un bon de 13 places pour se hisser au 29ème rang sur 54 États en Afrique. Une sacrée performance qui place le pays en 1ère place en Afrique centrale (lire notre article).

Pour autant, Rose Christiane Ossouka Raponda ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, souhaite que nous intensifions encore nos efforts en la matière afin de résoudre structurellement les problèmes ». Et celle-ci de conclure, en ajoutant, que « c’est autant une question de justice que d’efficacité » et que, par conséquent, « le gouvernement s’y emploiera avec méthode et détermination ».

Depuis le discours d’Ali Bongo Ondimba du 8 juin 2019 consacré à la lutte « structurelle » contre la corruption, le Gabon a multiplié les initiatives, rompant ainsi avec des années de pratiques contestables. En l’espace de quelques mois, une vaste opération anti-corruption dénommée « Scorpion » a été lancée, conduisant au placement en détention d’une vingtaine de hauts responsables publics, dont l’ancien directeur de cabinet de la Présidence, Brice Laccruche Alihanga.

Une taskforce sur la dette intérieure a également été mise en place. A ce jour, elle a permis de mettre à jour près de 500 milliards de FCFA de fausses factures. Le Gabon a également créé divers organes de contrôle (comme l’Autorité nationale de vérification et d’audit) et durci ses procédures en matière de passation de marchés et contrats publics) (lire notre article).

Enfin, les autorités gabonaises entendent combiner bonne gouvernance et bonne gestion. Dernier exemple en date : l’hôtel de la CAN situé à Nzeng-Ayong dans le 6ème arrondissement de Libreville, longtemps laissé en déshérence au point d’être qualifié d’ « éléphant blanc », sera rénové pour accueillir un centre pour femmes battus. Un bel exemple d’optimisation des deniers publics (lire notre article).

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