Au Gabon, Rose Christiane Ossouka Raponda mène l’action gouvernementale « tambour battant »

Le premier ministre gabonais Rose Christiane Ossouka Raponda le 19 octobre 2020 à la Primature © DR


Hier, lundi, fidèle à sa réputation de stakhanoviste, le chef du gouvernement gabonais, premier femme au Gabon à occuper ce poste, a, à l’instar des semaines qui ont suivi sa nomination en juillet dernier, enchaîné les rendez-vous. Rose Christiane Ossouka Raponda veut aller vite sur tous les plans et obtenir des résultats. 

Depuis sa nomination en juillet dernier, Rose Christiane Ossouka Raponda ne dort plus que quelques heures par nuit.

Il faut dire que le chef du gouvernement gabonais, première femme à occuper ce poste, jouit d’une solide réputation de stakhanoviste et d’exigence. « Elle veut des résultats et vite », confie un pilier du gouvernement.

Une équipe hyper-professionnelle et immédiatement opérationnelle

Un autre, qui a officié sous trois premiers ministres différents, confirme : « de tous les premiers ministres avec lesquels j’ai travaillé, Rose Christiane (Ossouka Raponda) est sans doute celle qui est la plus âpre à la tâche ».

Pour preuve, son agenda. « Celui-ci déborde chaque jour. Il faut désormais attendre plusieurs semaines pour caser un rendez-vous », explique un de ses collaborateurs au sein de son cabinet dont la composition n’est pas encore tout à fait bouclée. « Elle est également très exigeante en matière de recrutement. Elle veut une équipe qui soit à la fois hyper-professionnelle et immédiatement opérationnelle », confesse ce collaborateur.

Elle enchaîne les rendez-vous et avale les dossiers

Depuis sa nomination en juillet dernier, Rose Christiane Ossouka Raponda, considérée comme l’une des meilleures économistes du pays, enchaîne les rendez-vous et avale les dossiers.

Pour preuve, hier, lundi, elle a convoqué un nouveau conseil interministériel pour, a-t-elle fait savoir, « avancer rapidement et significativement dans le traitement de dossiers relevant de secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation ou encore la formation professionnelle. »

« Il n’y a pas une minute à perdre pour promouvoir le développement du Gabon et améliorer le quotidien des Gabonais(es). En cette période de relance, l’action gouvernementale doit être menée tambour battant avec le souci de l’efficacité et des résultats », a-t-elle indiqué sur sa page Facebook sur laquelle elle est désormais très active, comme sur Twitter d’ailleurs. 

Relance économique et… démocratie

D’autres réunions se sont ensuite tenues. Et pas seulement sur le thème de la relance économique ou des politiques sociales, qui sont ses priorités depuis le mois de septembre. Le premier ministre a en effet reçu, à sa demande, les responsables du Comité de suivi des actes du dialogue politique d’Angondjé. Le but : faire un bilan des actions qui ont été menées et de celles qui restent à entreprendre en la matière.

« Une démocratie apaisée et vivace est un terreau propice au développement du pays. Il est du devoir du Gouvernement d’y veiller », a commenté le premier ministre sur sa page Facebook à l’issue de sa réunion au terme d’une journée de travail très chargé qui s’est conclue, à l’instar des précédentes, bien après minuit.

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