Répartition plus équitable des revenus tirés de l’exploitation des matières premières entre les Etats et les multinationales : Jessye Ella Ekogha enfonce le clou


Hier, samedi 19 septembre, le porte-parole de la Présidence gabonaise a, à la suite des déclarations chocs du coordinateur général des affaires présidentielles, Noureddin Bongo Valentin, faites à l’issue de sa visite du complexe métallurgique de Moanda (Haut-Ogooué), a abondé dans le même sens, insistant sur la nécessité d’une plus juste répartition des revenus tirés de l’exploitation des matières premières entre les Etats et les multinationales.  

« Tirer parti des richesses de notre sous-sol pour accélérer la diversification de l’économie gabonaise et son industrialisation en transformant davantage sur place les matières matières est une priorité pour le Président Ali Bongo Ondimba. (C’est le) préalable à une croissance vigoureuse et durable pour tous », a écrit Jessye Ella Ekogha sur son compte Twitter. 

Des propos qui suivent ceux tenus peu de temps auparavant, sur Twitter également, du coordinateur général des affaires présidentielles sur le sujet. « Il faut encore aller plus loin pour que nos matières premières participent pleinement au développement du Gabon », a–t-il indiqué Noureddin Bongo Valentin, en taguant au passage Comilog et sa maison mère Eramet.

Le Gabon, pays riche en matières premières, qu’il s’agisse du manganèse, du pétrole, de l’or, du bois, etc., semble résolu à tirer davantage bénéfice de leur exploitation pour financer son développement.

« Cela permettrait d’accélérer la diversification économique et l’industrialisation, et donc stimuler la création d »emplois. Mais aussi de consolider le modèle sociale en finançant mieux les dépenses de santé, d’éducation, de formation. Enfin, cela permettrait également de limiter le recours à l’endettement », explique un économiste de la BAD.

Avec l’arrivée à la Présidence d’une nouvelle équipe, plus jeune, mieux formé et plus déterminé, le traitement d’un certain nombre de sujets, autrefois enkystés, semblent s’être accélérés. C’est le cas notamment de la bonne gouvernance avec l’intensification de la lutte contre la corruption. Manifestement, la question d’une plus juste répartition de la valeur ajoutée entre les multinationales exploitant les matières premières et l’Etat gabonais en fait également partie.

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