Le club de Brazzaville va injecter 300 milliards de francs CFA en faveur des entreprises congolaises, annonce son chef de file, le Gabonais Henri-Claude Oyima


Un groupe de banques (BGFI Bank, Ecobank, LCB et BSCA ) figurant parmi les créanciers du Congo et réunies au sein d’un groupement d’intérêt économique dénommé Club de Brazzaville va mobiliser 300 milliards de FCFA en faveur des entreprises congolaises. Une bouffée d’oxygène alors que le pays est dans une situation économique et financière préoccupante. 

L’annonce a été faite par le Gabonais Henri-Claude Oyima, le président directeur général du groupe BGFIBank, premier groupe bancaire en Afrique centrale, à l’issue d’une audience que le président congolais, Denis Sassou-Nguessso, samedi 19 septembre.

« Nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons conclu à la fois avec tous les créanciers de ce club et le ministère en charge des Finances et du Budget pour une enveloppe de trois cents milliards de francs CFA », a déclaré M. Oyima.

Ce financement devrait « permettre de régler une partie de la dette intérieure du Congo », a expliqué le PDG de BGFI Bank, avant d’ajouter qu’ « il ne s’agit pas de financements accordés directement à l’Etat, mais des financements destinés à accompagner les entreprises et permettre la relance de l’économie du pays », fragilisée par la crise du Covid-19 et la forte baisse du cours des prix du pétrole, principal produit d’exportation du pays.

Au Congo-Brazzaville, pour la seule période 2014-2016, l’État doit à ses fournisseurs, au titre de la dette intérieure, plus de trois cents milliards de francs CFA. Faute d’avoir initié – contrairement au Gabon – un mouvement de diversification de son économie, les finances du pays sont atones. Le gouvernement éprouve des difficultés à payer les salaires des fonctionnaires, les pensions des retraités et les bourses des étudiants. Et le FMI rechigne à aider Brazzaville en raison du nombre insuffisants de réformes et d’une gouvernance jugée défaillante.

Pour les entreprises, cette annonce du Club de Brazzaville est donc une bouffée d’oxygène. Même s’il en faudra davantage à certaines pour les sortir de la mauvaise passe dans laquelle elles sont aujourd’hui plongées.

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