Afin de moderniser sa fonction publique et créer plus d’emplois, le Gabon fait appel à McKinsey


C’est une pointure internationale que le Gabon vient de recruter pour accélérer la modernisation de sa fonction publique et la digitalisation des services de l’Etat. 

La semaine dernière, le Gabon a signé un contrat avec le cabinet de conseil McKinsey. « Particulièrement large, il porte à la fois sur la modernisation de la fonction publique et sur la digitalisation des services de l’Etat », renseigne La Lettre du Continent. Une information confirmée par plusieurs sources à La Libreville qui expliquent que « le contrat porte également sur l’intensification de la diversification économique et sur la création d’emplois. »

Le Gabon est loin d’être une terra incognita pour McKinsey, qui est considéré comme l’une, sinon la meilleure référence dans son domaine à l’international. Il y a une vingtaine d’années, le cabinet dans lequel travaillait alors l’ex-patron du Crédit Suisse, le franco-ivoirien Tidjane Thiam, avait mené un audit sur la dette gabonaise. « Plus récemment, le cabinet a travaillé sur la réforme du système éducatif du pays », rappelle La Lettre du Continent. Une réforme qui a abouti à rééquilibrer l’offre éducative en faveur de l’enseignement technique et professionnel afin de mieux la faire correspondre aux besoins réels sur le marché de l’emploi.

« On s’entoure des meilleurs »

« On s’entoure des meilleurs », explique une source au sein du Palais du Bord de mer, commentant le choix du cabinet Mc Kinsey. « La conjoncture actuelle, marquée par la crise mondiale du Covid-19, impose plus que jamais aux Etats de se réformer. La période actuelle présente des inconvénients mais également des avantages que nous voulons saisir. L’objectif final est de rendre plus efficace et efficient le fonctionnement de l’Etat, d’améliorer la qualité des services publics, mais également de revoir notre structure économique pour la rendre moins dépendante de la fluctuation des cours mondiaux de matière première et, bien entendu, in fine, créer plus d’emplois », précise-t-elle.

Le recrutement du cabinet McKinsey est perçu comme un signe supplémentaire de la volonté de Libreville d’accélérer les réformes en cours au Gabon afin de moderniser l’Etat, d’améliorer la gestion des deniers publics (en luttant notamment vigoureusement contre la corruption), mais également d’intensifier le processus de diversification économique pour créer davantage d’emplois, la grande priorité du gouvernement du nouveau premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda.

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