Rose Christiane Ossouka Raponda confiante dans la reprise de l’économie

Dans une interview au journal L’Union, le premier ministre, économiste émérite, est longuement revenu sur les conséquences de la pandémie de Covid-19 sur l’économie gabonaise. Elle se montre toutefois très confiante dans son redressement dès 2019 et, partant, sa capacité à créer des emplois, la priorité numéro de l’équipe gouvernementale. Verbatim.

« L’économie gabonaise a été frappée par la crise de la Covid-19 qui a entrainé une chute des cours mondiaux de matière première et une baisse importante de la demande mondiale des produits de base comme le pétrole, le manganèse, le bois, etc. 

Dans ce contexte, en dépit des mesures vigoureuses mises en oeuvre, la croissance devrait reculer pour s’établir en 2020 à – 0,8 % contre 3,9 en 2019. Le déficit public devrait se situer à – 4,5 % alors que la balance était excédentaire en 2019. Les réserves de change devraient baisser pour représenter trois mois d’importation et le taux d’endettement devrait se situer à 64 % du PIB contre 54,6 % en 2019. 

La situation aurait été désastreuse si les efforts de diversification entamés depuis une dizaine d’années ne portaient pas leurs fruits. Le dynamisme du secteur hors-pétrole nous a permis d’amortir le choc. Les activités industrielles dans le secteur minier, dans le bois et même les travaux publics nous ont aidé à mieux supporter le choc de la pandémie. 

Les prévisions pour l’année 2021 annoncent un net redressement de notre économie et un retour vers une croissance positive de l’économie et sa consolidation à moyen terme. La reprise de l’économie mondiale en 2021 justifie notre optimisme. Le FMI annonce une reprise de l’ordre de 5,4 %. Au Gabon, ce chiffre devrait se situer entre 2 et 3 %. Notre stratégie de relance s’inscrira donc dans cette dynamique. 

Il nous faudra poursuivre nos efforts de transformation structurelle de l’économie afin de la rendre plus résiliente et inclusive. Nous bénéficions à cet effet du soutien des bailleurs de fonds et notamment du FMI qui nous font confiance pour maintenir cette trajectoire et poursuivre les efforts relatifs à l’assainissement de nos finances publiques. L’Etat doit se donner plus de capacité pour investir dans le développement des infrastructures de soutien à la croissance, dans l’éducation et la formation et dans les dépenses sociales diverses. »

Lire l’intégralité de cette interview dans l’édition du 7 septembre 2020 de L’Union.

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