Fibre optique : plusieurs localités du Gabon pourraient en être privées

Tout en continuant de solliciter l’appui de la Banque africaine de développement (BAD) dans le cadre d’un financement complémentaire, l’État gabonais envisage désormais de réduire de près de 750 kilomètres le déploiement de la fibre optique sur les tronçons initialement prévus. Conséquence : plusieurs localités du pays pourraient être privées de cet outil utile au développement.

Dans le cadre de la matérialisation de la composante nationale du projet de la Dorsale à fibre optique d’Afrique centrale (CAB), le Gabon a décidé de revoir à la baisse ses ambitions. Alors même que les travaux de déploiement de cette infrastructure sont en cours, le ministre d’État à la Communication et à l’Économie numérique a annoncé à la faveur d’une récente réunion virtuelle avec le représentant de la BAD et d’autres partenaires du Gabon dans ce projet la réduction de 749 du nombre de kilomètres initialement prévu.

En clair : au lieu des 2 185 km prévus pour la réalisation des tronçons prioritaires distribués sur l’ensemble du territoire national, seulement 1 436 km de fibre optique environ seront posés. Plusieurs localités du pays devraient donc en être privées.

Pour justifier le choix de l’État gabonais de «redimensionner» le tronçon de la fibre optique, Edgard Anicet Mboumbou Miyakou évoque «des questions de stratégie et d’efficacité». En dépit de cette réduction du nombre de kilomètres, le Gabon continue néanmoins de solliciter l’appui financier de la BAD dans le cadre de la matérialisation de la composante nationale du projet CAB.

Le ministre d’État à la Communication et à l’Économie numérique soutient par ailleurs que «l’objectif du chef de l’État gabonais est qu’à terme, le pays soit baigné par la fibre optique et que tous les Gabonais, où qu’ils se trouvent, puissent réellement bénéficier de l’Internet».

Le Gabon a rejoint le projet CAB il y a plusieurs années, avec l’objectif d’accroitre la couverture géographique de l’utilisation des réseaux à bande passante de grande capacité et de diminuer les coûts des services de communication sur le territoire national. À côté du déploiement de la fibre optique, le pays envisage la construction d’un Datacenter national, une plateforme de stockage subdivisée en deux unités dont une localisée dans la commune de Franceville et une autre dans la Zone économique spéciale de Nkok.

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