Lutte contre les crimes rituels : L’ALCR souhaite l’implication personnelle de Sylvia Bongo

L’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR) a interpellé les autorités, le 19 août à Libreville, sur la nécessité de poser des «actes concrets», afin de mettre fin au phénomène des crimes rituels. Celle-ci a également souhaité l’implication personnelle de la Première dame afin de faire large écho des nouvelles dispositions en matière de sanctions contre les auteurs de crimes avec prélèvement d’organes.

Réconfortée par les textes de loi sur les crimes rituels d’organes dans le nouveau Code pénal, l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR) en veut plus. Le 19 août à Libreville, le président de cette association a interpellé les autorités sur la nécessité de poser des «actes concrets», afin de mettre fin au phénomène des crimes avec prélèvement d’organes.

«Il faut mobiliser, sensibiliser, former, évangéliser, éduquer et surtout sanctionner les coupables», a souhaité Elvis Ebang. Pour lui, les autorités doivent également mettre à la disposition du public un numéro vert, les spots éducatifs médiatisés, les affiches et les banderoles dans les lieux publics ; donner des moyens aux OPJ et renforcer leurs capacités ; former  une centaine de médecins légistes ; réduire le coût des autopsies ; libérer les médias d’Etat ; donner des statistiques avec cartographie des cas d’enlèvements de crimes rituels ; impliquer la société civile dans cette lutte ; organiser régulièrement des sessions criminelles  pour ces cas de violations des droits humains.

Dans le cadre de ce noble combat, cette association a sollicité l’implication personnelle de la Première dame, afin de faire large écho à travers le pays des nouvelles dispositions en matière de sanctions contre les auteurs de crimes rituels. «Nous sollicitons une fois de plus Madame Sylvia Bongo pour renforcer cette lutte et sensibiliser les Gabonais des neuf provinces du pays sur cette nouvelle loi avant les mouvements politiques qui s’annoncent dans le futur. C’est une priorité nationale : la  défense des vies humaines. Il faut limiter les dégâts», a espéré Elvis Ebang.

L’ALCR a également sollicité l’Union européenne, les agences onusiennes, et l’Union Africaine, afin de «faire pression à l’Etat Gabonais qui doit respecter et faire respecter ses engagements en matière des droits humains. Le sang des innocents coule trop au Gabon». Elle a également saisi la Commission africaine des droits de l’Homme, la Cour pénale internationale (CPI), «pour la mise en place d’une commission d’enquête indépendante qui  viendra enquêter sur ces crimes et enlèvements des personnes vulnérables  qui retardent le Gabon». Elvis Ebang souhaite en effet que les présumés coupables de crimes rituels «soient traduits  devant les juridictions compétentes et que l’Etat gabonais assure la réparation adéquate des victimes». Cette sortie de l’ALCR coïncide avec la recrudescence de vagues d’enlèvement d’enfants dans le pays.

Source

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Articles apparentés