CEEAC : Les Chefs d’Etat et de gouvernement valident la réforme institutionnelle

Les chefs d’État de la Communauté économique et des États de l’Afrique centrale (CEEAC), réunis à Libreville, le 18 décembre, dans le cadre de leur 9e sommet extraordinaire, ont validé à l’unanimité le projet de réforme institutionnelle de cette communauté.

Réunis le 18 décembre 2019 à Libreville, dans le cadre de la 9e session extraordinaire, les chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique et des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont adopté, à l’unanimité, les nouvelles réformes institutionnelles de cette communauté. Ce sont cinq nouveaux instruments juridiques qui ont été validés dans le but de redynamiser l’organisation sous régionale pour mieux affiner son intégration régionale et continentale.

A la suite du Conseil des ministres qui a clos ses travaux la veille, les chefs d’Etat et de gouvernement ont pris le relais. Au palais présidentiel, autour d’Ali Bongo, président en exercice de la Communauté, Félix Tshisékédi de la République démocratique du Congo (RDC), Evaristo Carvalho de Sao-Tomé et Principe, Faustin Archange Touadera de la République Centrafricaine (RCA), d’Idriss Deby Itno du Tchad, mais aussi les Premiers ministres et des ministres des Affaires étrangères des autres pays membres ont apposé leurs signatures aux documents finalisés.

Ils ont examiné et entériné le projet de protocole du Traité instituant la Commission de la CEEAC, le projet du Conseil de paix et sécurité de l’Afrique centrale (Copax), le projet de Règlement financier, le projet de cadre organique et le projet du Statut du personnel révisé de la Communauté.

«Voilà quatre ans que, sous mon autorité, nos ministres, nos experts et le Secrétaire général de la CEEAC s’appliquent d’arrache-pied, conformément aux instructions de la seizième conférence, à élaborer les documents et textes fondamentaux, de la réforme institutionnelle, soumis ce jour, à notre haute approbation et signature», a déclaré le président Ali Bongo en se réjouissant de la qualité du travail réalisé.

En adoptant ces projets, les chefs d’Etat ont également pris «l’engagement d’appliquer le mécanisme de la Contribution communautaire d’intégration (CCI), afin de garantir la mise en œuvre  efficace et soutenable de la réforme institutionnelle et l’atteinte des objectifs de la communauté». Dans ce sillage, le Sommet a instruit l’exécutif de la CEEAC à mener les consultations avec les Etats membres sur les modalités pratiques de l’application de ces réformes, mais aussi d’entamer le processus de sélection des membres de la Commission, dès la signature du traité révisé.

Pour l’heure, il a été décidé du maintien à leurs postes du personnel en service au Secrétariat général de la CEEAC. Il va assurer la continuité des services jusqu’à la mise en place de la Commission.

L’ambition des dirigeants de la région est donc de réformer en profondeur l’institution afin de renforcer l’intégration dans cette zone, présentée comme le maillon faible de l’intégration en Afrique. Mieux encore, l’on va vers la construction, en Afrique centrale, d’une Communauté économique régionale (CER) viable et forte, dotée d’un exécutif adapté aux défis de l’heure, tout en actant une nouvelle ère pour les peuples de la zone CEEAC, notamment en matière d’intégration économique, politique et sociale.

Source: https://www.gabonreview.com/blog/ceeac-les-chefs-detat-et-de-gouvernement-valident-la-reforme-institutionnelle/

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