Alors que leurs relations sont au beau fixe, le Gabon et l’Union européenne rouvrent le dialogue politique

Suspendu en octobre 2017, le dialogue politique entre l’Union européenne et le Gabon, a repris ce lundi 25 novembre après plusieurs mois de négociation. Un énième signe de normalisation des relations entre l’UE et le Gabon, qui s’étaient temporairement tendues après l’élection présidentielle de 2016. 

« Sur instruction du Président de la République, SEM Ali Bongo Ondimba, et sous la présidence du Premier ministre, monsieur Julien Nkogue Bekale, l’Union européenne et le gouvernement gabonais ont procédé, ce lundi 25 novembre 2019, à la cérémonie d’ouverture du dialogue politique en matière de droits de l’homme, libertés fondamentales, gouvernance démocratique et d’élections à l’Hôtel Radisson Blue », indique le communiqué de presse de l’UE.

Négociée durant plusieurs mois, la reprise de ce dialogue n’éludera pas les questions relatives aux droits humains et à la bonne gouvernance, chapitre sur lequel s’était arrêté le dialogue entre Gabonais et Européens en octobre 2017 sur fond de dissension au sujet des troubles post-électoraux.

La reprise de ces négociations était devenue impératif en raison du nécessaire renouvellement des accords économiques de Cotonou, qui lient 48 pays d’Afrique subsaharienne à l’UE, ceux-ci expirant le 29 février 2020.

Relations au beau-fixe entre l’UE et le Gabon

A noter que ces accords économiques comportent des sanctions en cas de non-respect des droits de l’homme ou en cas de corruption. La délégation européenne à Libreville entend également soutenir les projets de développement dans les domaines de la formation professionnelle et de la création d’emplois pour les jeunes, ainsi que la préservation de l’environnement, de la paix et de la sécurité.

Après quelques mois d’incompréhension, terme employé dans le langage diplomatique, à l’issue de l’élection présidentielle de 2016, les relations se sont rapidement normalisées entre Libreville et Bruxelles. Aujourd’hui, le climat entre les deux parties est au beau-fixe. « Les liens étroits noués entre les présidents français et gabonais, Emmanuel Macron et Ali Bongo, ont beaucoup joué », croit savoir un diplomate en poste à Bruxelles.

Le 8 octobre dernier, les lettres de créance de sa nouvelle ambassadrice de l’UE au Gabon, Rosario Bento Pais, qui a succédé à Helmut Kulitz, ont été remises au chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba.

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