Mon pays le Gabon, se tirerait-il une balle dans le pied ?

En effet, c’est la seule chose qui peut nous venir à l’esprit, quand on voit ce qui se passe depuis quelques jours, et notamment entre hier et aujourd’hui. Cela pourrait paraitre irréel, mais ce n’est autre que le député Mr Arsène Edouard Nkoghe, qui s’est fait interpellé sans aucune forme de procédure et au-delà de toute légalité en matière de législation, et cela pas plus tard qu’hier.

Si Mr Arsène Edouard Nkoghe est en liberté aujourd’hui, ce n’est que grâce aux membres de son parti et à ses sympathisants qui son venus manifester leur colère face à de tels agissements. A l’heure ou des institutions telles que le FMI et l’ONU félicitent le Gabon pour les résultats de ces 2 dernières années, comment ne pas être soucieux quand au regard de l’international, en ce qui concerne des pratiques en totales contradiction avec le cadre législatif, et semblant renouer avec le fonctionnement d’un autre âge ?

Comment expliquer à la Norvège par exemple, qui vient de donner 150 millions d’euros pour encourager la politique écologique de notre pays, que chez nous, du jour au lendemain un député, ou un fonctionnaire politique de haut rang, peut être ramassé et jeté dans une geôle avant la moindre investigation ? Comment se pavaner comme le bon élève d’Afrique, quand en matière de justice nous retournons au moyen âge ? Et en matière d’investissement, et surtout à l’international, pensez-vous qu’un investisseur puisse être rassuré par un cadre législatif arbitraire et aléatoire ? Non, sérieusement, en tant que citoyen Gabonais, je ne peux pas me faire à l’idée qu’un tel niveau d’incohérence en matière de respect des droits, pusse servir à notre image et à l’avenir de notre pays.

 

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