Le vert, couleur de l’espérance : en économie, aussi !

Chers amis,

Le vert est la couleur de l’espérance, et pour le Gabon aussi. Nous avons vu hier les progrès sur l’économie bleue. Parlons aujourd’hui de l’économie verte. Celle-ci requiert un investissement massif à tous les niveaux, de la petite agriculture et l’approvisionnement en eau salubre et potable à l’assainissement et aux énergies renouvelables. Le président actuel Ali Bongo Ondimba a su en prendre la mesure. Il a mis en place un dispositif législatif pour protéger le « Made in Gabon » et favoriser la production locale, sur toute la chaine logistique, ce qui inclut le stockage et la transformation des produits de base.

Le Gabon productif et vert c’est tout d’abord le bois, car plus de 80 % de notre territoire est couvert de forêts. Comme nous le savons tous, le Gabon est situé en plein cœur de la forêt tropicale d’Afrique centrale, appelée « le deuxième poumon de la terre » après l’Amazonie. Ce territoire est aussi vaste que l’Europe occidentale. Depuis plusieurs années, les autorités gabonaises ont développé une politique de conservation relativement poussée pour l’Afrique centrale. Notre pays possède 13 parcs nationaux sur 11 % du territoire, ainsi que 20 aires marines protégées.

Représentant 60 % des recettes d’exportation hors hydrocarbures, le secteur forestier est le deuxième fournisseur de devises et constitue un des piliers historiques de l’économie gabonaise. Il est aujourd’hui le deuxième pourvoyeur d’emplois salariés avec 10 000 postes, derrière la fonction publique. Son importance et ses bienfaits pour l’économie gabonaise sont destinés à se renforcer sous la houlette du ministre en charge, Lee White.

Ali Bongo a décrété l’interdiction de l’exportation des grumes bruts en 2010, celles-ci devant subir plusieurs transformations localement avant de pouvoir être envoyées à l’étranger. Le nombre d’usines de transformation du bois au Gabon est passé depuis de 80 à 155 en 2018, selon les dernières statistiques du ministère de la Forêt. Une tendance positive qui n’est pas près de s’interrompre.

L’activité des entreprises de l’industrie du bois situées dans la Zone économique à régime privilégié (Zerp) de Nkok, au nord de Libreville, a un fort impact sur la production des grumes. On annonce cette année une augmentation de plus de 20%, pour atteindre environ 2,5 millions de mètres cube. Les industries de transformation quant à elles devraient suivre une progression équivalente, avec 1,2 million de mètres cube ; ce volume a triplé en sept ans. Cette embellie s’explique beaucoup par le lancement de nouvelles usines dans la Zerp de Nkok. Là encore, c’est la philosophie de partenariat avec des entreprises privées, voulue par le Président et mise en œuvre avec l’appui de l’énergie et du sens de l’organisation de notre DC Brice Laccrcuhe Alihanga, qui apporte son expérience du privé, qui fonctionne.

Pour l’essentiel, le bois transformé au Gabon est destiné à l’exportation, mais le pays vient de connaitre une autre révolution dans ce secteur. Pour la première fois de son histoire, on a importé du bois d’Asie pour le transformer sur place, des essences précieuses. Un autre bon point annonciateur de succès futurs.

Notre gouvernement a également en tête que l’exploitation forestière doit éviter d’être anarchique, et doit signifier nécessairement protection de l’environnement. Comme le Gabon est un fer de lance dans ce domaine, ce n’est pas pour rien qu’il a signé un accord important dans le cadre de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (Cafi). C’était avec l’aide de la Norvège, le 22 septembre dernier à New York, pour un programme de 150 millions de dollars (90 milliards de francs CFA).

Cet accord est étalé sur dix ans et fait du Gabon le premier État d’Afrique à recevoir des paiements pour la préservation de sa forêt. En s’engageant dans le Cafi, le pays reprend à son compte tout ce qui est prévu dans le Protocole de Kyoto et se soumet aux mécanismes prévus en vue de la réduction des émissions de gaz à effet de serre due à la déforestation et à la dégradation, et pour l’absorption de dioxyde de carbone par ses forêts naturelles.

Plus en amont, les exploitants forestiers sont davantage suivis pour combattre le pillage de bois précieux, notamment l’okoumé, ainsi que le kevazingo. On est en train d’en démanteler un réseau de contrebandiers, dans le cadre de dispositifs destinés à éradiquer les dysfonctionnements dans la gestion de son massif forestier.

Là encore, le Gabon avance, en conciliant économie, respect de l’environnement, et sérieux budgétaire. Pour le plus grand bien des Gabonais qui trouvent ainsi des emplois pérennes. On attend toujours le satisfecit de l’opposition sur ces points. On peut toujours rêver…

Demain ? Nous verrons que l’économie verte permet aussi de développer une autre richesse : l’écotourisme !

Franck Mabounda

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