Plus qu’un DEFI un ENJEU pour le Gabon.

La production alimentaire se base sur des systèmes agricoles nécessitant beaucoup d’intrants et de ressources et nocifs pour l’environnement, cela a pour conséquence, la dégradation croissante des sols, des forêts, de l’eau, de la qualité de l’air et de la biodiversité.

Un des paradoxes est qu’il nous faut par ailleurs augmenter la production à tout prix afin d’éradiquer la faim, et il est donc  important d’encourager aujourd’hui,  pour notre Pays le Gabon un changement en profondeur de la manière dont nous produisons et consommons les aliments.

Nous devons promouvoir des systèmes alimentaires durables qui offrent une alimentation équilibrée et nutritive, des services écosystémiques et une meilleure résilience face au climat.

L’agroécologie peut contribuer au processus de transformation de nos systèmes alimentaires, en associant le savoir traditionnel au savoir scientifique, il nous faut appliquer des approches écologiques et sociales aux systèmes agricoles, en prenant en compte les multiples interactions qui existent entre plantes, animaux et environnement.

Nos décideurs politiques nationaux doivent soutenir les acteurs évoluant dans le domaine de l’agro écologie mais je ne doute pas que cela soit le cas.

Nous devons rendre les systèmes alimentaires durable mais cela signifie effectuer des changements économiques, sociaux et culturels, en facilitant les investissements avec du soutien politique, des connaissances et des activités de formation.

La diversité de la production doit coïncider avec la diversité des régimes alimentaires et être acceptée par des consommateurs conscient de leurs choix nutritifs et sensibilises au changement climatique.

Nous avons tout intérêt  à engager un nouveau dialogue et à prendre des mesures pour lancer une  « révolution doublement verte » en matière de production agricole qui s’appuiera sur la nature, les scientifiques et le savoir local.

Promouvoir l’agro écologie vise à encourager un processus de transition par le biais d’outils et de partage du savoir pour une meilleure transformation de la nourriture et des systèmes agricoles, c’est une voie vers le développement durable mais nos ancêtres connaissaient déjà ce processus  par exemple les agriculteurs chinois qui donnaient les feuilles des mûriers à manger aux vers à soie et dont les déchets corporels servaient ensuite de nourriture aux poissons puis la matière organique présente dans les bassins de boue des poissons était ensuite utilisée comme engrais pour les mûriers, complétant ainsi un cercle vertueux de production.

Pendant des siècles, ce système a contribué au bon fonctionnement des entreprises auxiliaires telles que la production de soie développant véritable écosystème.

L’agro écologie peut contribuer à protéger les ressources naturelles et la biodiversité tout en promouvant l’adaptation au changement climatique et en atténuant ses effets.

Elle permet également d’améliorer la résilience des exploitants familiaux et contribue à la production et la consommation d’aliments nutritifs et sains permettant de stimuler l’économie et les marchés locaux.

Ces nombreux bénéfices font de l’agroécologie une solution pertinente en vue de réaliser un développement durable et de relever les défis qui y sont liés c’est le savoir et l’innovation qui pourront provoquer ce changement, mais j’ai foi dans le peuple Gabonais attaché à sa terre et maitrisant les enjeux d’une telle révolution.

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