La croissance, bien sûr que cela se mange !

Toujours avec l’ambition de sortir mes compatriotes du « Gabon bashing », je m’attaque aujourd’hui à la croissance écomique gabonaise. Est-elle bonne ? Et qu’est-ce que cela change pour nous, au jour le jour ? En d’autres termes : la croissance se mange-t-elle ? et quelle goût a-t-elle aujourd’hui ?

La bonne nouvelle, c’est que la croissance économique est repartie dans notre pays. Elle a été multipliée par 4 cette année par rapport à 2018, puisqu’elle est passée de 0,8% en 2018 à 3,4% en 2019 (chiffre estimé pour cette année par le très sérieux FMI).

Pour ceux qui considèrent que l’arrivée au pouvoir de Julien Nkoghe Bekale n’a rien changé, ou que l’énergie du Directeur de Cabinet Brice Laccruche Alihanga à mettre en œuvre les directives du PR n’a as de retombées concrètes, c’est un désaveu cinglant. Une croissance multipliée par 4, et rien n’aurait changé ? Nous devrions au contraire nous en féliciter, et être reconnaissant au Présidà d’avoir changé d’équipe il y a deux ans. Car les résultats sont désormais visibles.

Oui, mais sur le terrain, qu’est-ce que cela change ? Evidemment, de trop nombreux Gabonais sont dans une misère indécente. Manquant de nourriture. Avec des logements insalubres. Malades, et sans les moyens de se soigner. Pour eux, la croissance reste théorique.

Pourtant, elle ne l’est pas. 3,4% de croissance, c’est que notre Pays aura produit 3,4 % de plus de richesses. 3,4% plus de nourriture. 3,4% plus de logements. 3,4% plus de médicaments… Ces richesses mettent parfois du temps à être distribuées, mais elles le seront et tous les Gabonais en profiteront. Et ce d’autant que l’inflation reste contenue à 1% (là encore, ce chiffre vient des experts du FMI), ce qui permet de protéger le pouvoir d’achat des Gabonais. En effet, 1% d’augmentation des prix, c’est un niveau très faible, l’un des plus faibles d’Afrique, comme on peut le voir sur cette carte du monde publiée sur Wikipédia.

Le retour de la croissance est une bénédiction ! Mais elle ne tombe pas du ciel. Le gouvernement, dopé par l’enthousiasme et la guidé par la rigueur de Brice Laccruche Alihanga pour traduire concrètement les volontés d’ABO, a pris les bonnes mesures. La liste de ces mesures est longue comme une trompe d’éléphant, ce qui témoigne de l’énergie de notre Directeur de Cabinet. Ces deux dernières années, le Gabon a mis en oeuvre des réformes d’une ampleur inédite, prises en modèle ailleurs en Afrique, visant à réformer l’Etat, rééquilibrer les finances publiques en réduisant la dette et les déficits, revoir en profondeur le système de formation pour privilégier l’enseignement technique et professionnel, améliorer l’environnement des affaires pour attirer les investisseurs (règlement de la dette vis-à-vis des entreprises, adoption d’un nouveau code pénal très sévère contre les infractions relatives à la corruption, ainsi que d’un nouveau code des Hydrocarbures, etc.).

Une mesure me parle particulièrement, qui a été prise lors de cette seconde étape du mandat d’ABO, inaugurée en 2017 : le lancement des partenariats public-privé (PPP) dans l’eau et dansl’énergie. Dernier exemple de la volonté réformatrice qui se traduit concrètement dans les actes : Norbert Emmanuel Tony Ondo Mba a fait réviser le 23 juillet dernier le code des Hydrocarbures, et le le 26 juillet le code minier. Ces réformes ont permis de sécuriser les investissements étrangers. Autant d’argent qui vient de l’étranger pour nourrir la croissance de notre pays.

Mais le salut ne viendra pas que du Gouvernement ou de l’étranger. C’est à nous les Gabonais de s’investir. En travaillant dur. En créant des commerces. En faisant preuve d’initiative, quel que soit notre métier.

La croissance est l’affaire de tous les Gabonais. Pour en bénéficier, mais d’abord pour la créer.

Une croissance pour tous, et tous les Gabonais pour la croissance !

Demain, je vous expliquerai pourquoi quand les comptes de l’Etat vont mieux, c’est votre portefeuille qui grossit !

Franck Mabounda

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