Le vide des accusations contre le dircab et l’AJEV

Le site info241.com a de nouveau pour cible Brice Laccruche Alihanga (BLA), le directeur de cabinet d’Ali Bongo, dans une « analyse » publiée le 22 octobre 2019. Cette fois encore, il s’y prend avec des arguments d’une vacuité sidérale ou des éléments des plus vagues.

L’angle d’attaque de cet article intitulé « À quelle sauce les Ajeviens mangeront-ils encore prochainement les Gabonais ? » c’est l’AJEV, l’Association des jeunes émergents volontaires lancée par BLA. On lui en veut de se montrer active dernièrement dans des projets intégrateurs concernant les régions et les villages. Si l’AJEV ne le faisait pas, Info 241 la fustigerait pour son tropisme librevillois…

L’auteur du papier, Thomas Ondom Ngui, égraine des termes désobligeants pour designer ce dernier, comme pour combler le vide de son dossier d’accusation, une caisse a ressentiment. On dirait qu’il a cherché une liste dans un dictionnaire, des mots qui peuvent ternir l’image d’un adversaire politique sans crier gare. Ainsi, le dircab est décrit comme un « parrain » (de l’AJEV), avec des « appétits » (de quoi ?), entouré d’une « cour » (monarchique ?) de « filleuls » (des noms ?). Le vocabulaire s’étendant de « sulfureux » (pourquoi ?) et « entourloupe » (comment ?) a « arnaques politiques et détournements budgétaires » (quoi et combien ?) ; de « enfumage » (en faisant quoi ?) a « blanchiments d’argent » (venant de quel trafic ?).

Thomas Ondom Ngui se perd aussi dans des phrases incompréhensibles, comme celle-ci : « À voir ce qui se passe actuellement au Gabon, il est difficile de croire que ce pays existe avant les années soixante. » Et puis il nous ressort le sempiternel argument de « la nébuleuse françafrique », sans apporter le moindre début de commencement de preuve pouvant permettre d’accuser BLA de ces pratiques d’antan. Si ce n’est que ce dernier est « franco-gabonais », comme si le fait d’avoir des ancêtres venus de l’Hexagone équivalait à trainer un passé de criminel.

Le pompon, c’est quand le commentateur – pas reporter ou enquêteur ! – d’Info 241 place une citation avec des accusations vagues et alambiquées, qu’ « assène sèchement un observateur averti ». Alors tu t’appelles Monsieur Averti, la source de Thomas Ondom Ngui ? Tu es trop modeste pour garder l’anonymat avec de tels coups dans l’eau ?

Manquant visiblement d’inspiration – et de « biscuits » – pour trouver de quoi reprocher au dircab, notre pseudo-analyste reprend le désormais célèbre slogan de BLA « qui boude bouge » en forme de conclusion. Comme si c’était mal de faire en sorte que les membres incompétents ou réfractaires d’un projet ambitieux se fassent remplacer par meilleur qu’eux. Une chose est sûre, la vacuité de cette démonstration atteste avant tout qu’on n’a pas grand-chose à reprocher à BLA et ses « ajeviens ».

CQFD.

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