La vision juste et équilibrée d’un magazine panafricain sur le Gabon

Il faut saluer l’hebdomadaire Jeune Afrique pour son récent dossier sur le Gabon, publié dans son édition du 20 octobre, à l’occasion des dix ans de magistère d’Ali Bongo. Dans l’éditorial, Marwane Ben Yahmed revient longuement sur ses ennuis de santé et se porte garant qu’il va plutôt bien car il l’a rencontré récemment. Le directeur de la publication du journal panafricain ose même « se demander si son AVC n’aura finalement pas été un mal pour un bien », lui permettant de « procéder à une salutaire introspection ».

Marwane Ben Yahmed s’explique après avoir balayé les « infox savamment distillées » et les « thèses les plus farfelues » de certains « makayas ». Notamment celles sur le décès d’ABO. Selon lui, « sur le plan psychique, [ce dernier] n’a rien perdu de ses facultés ». Il a fait « un grand ménage » avec « la volonté de tout reprendre de zéro ». Après avoir trop présidé « dans une forme de management plus adapté au monde de l’entreprise », le « ‘Patron’ » a mis fin aux « errements passés » avec « la plus grande fermeté ». La « nouvelle équipe au pouvoir, au premier rang de laquelle Brice Laccruche Alihanga, son directeur de cabinet» sait à quoi s’en tenir.

Dans un second long article sous la plume de Georges Dougueli, Jeune Afrique revient tout d’abord sur l’entourage familial d’Ali Bongo avec qui il a fallu pratiquer un «art délicat de la rupture». Puis il rappelle le travail de « VRP de luxe » d’ABO pour séduire de nouveaux investisseurs et « sortir du tête-à-tête avec la France ». L’hebdomadaire cite aussi le mesures phares comme l’interdiction d’exporter le bois en grume et le lancement du programme Graine pour dynamiser l’agriculture gabonaise. Sans pour autant ignorer les dysfonctionnements, Jeune Afrique souligne également les progrès en matière de santé et d’éducation. Il mentionne par ailleurs « une opération anticorruption » et « la réduction du train de vie de l’état » sous « l’impulsion de Brice Laccruche Alihanga », « sur lequel le président s’est beaucoup appuyé ces derniers mois ».

Ce mini-dossier de JA sur le Gabon constitue une très bonne présentation nuancée et synthétique, toute en finesse. Peut-être le meilleur diagnostic qu’on a pu lire dernièrement sur la situation politique du pays. Bravo à Marwane Ben Yahmed et son équipe. Mais certains s’enfoncent dans le ridicule en reprochant à son magazine de présenter ABO comme un être encore en vie. Un demeuré qui se présente comme « James DE Makokou » sur la toile affirme même qu’ABO « n’a pas de parents dans ce pays ».

Georges Dougueli estime que le président « n’a pas réussi à changer les mentalités ». Les commentaires d’énergumènes comme ledit James en sont malheureusement une illustration. Aucune dignité, comme aussi l’auto-dénommé Serge Makaya, qui assène encore dans un post du site Gabon Review qu’ABO est mort. D’où sortent-ils tant de stupidités ? N’est-ce pas trop demander à ces Gabonais malveillants d’adopter l’approche constructive de l’hebdomadaire… et de ses compatriotes qui œuvrent pour le bien du pays ?

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